22 novembre : collage des vitres rhodoïde
Après avoir découpé la petite pièce métallique qui servira de base de pied de mât (rien à voir avec la pose des rhodoïdes ;), j'entreprends la découpe et le collage des vitres de roof. L'emballage plastique intérieur de la maquette m'offre une belle surface rigide et suffisamment transparente pour y découper mes carreaux. Le collage s'avère plus délicat : la colle à bois opacifie le rhodoïde (à proscrire), la cyano est totalement inefficace et les essais d'autres types de colles sont également infructueux. Je finis donc par opter pour une micro-découpe de double face, mais je ne suis pas sûr du tout que cela tienne correctement dans le temps ..
24 novembre : affinage du mât principal
Le contrat de départ est clair : faire passer une baguette de diamètre initial 8 mm sur toute sa longueur, à 5 mm à son extrémité supérieure, le tout de manière progressive .. et sans enlever trop de matière, car je n'ai qu'une seule baguette fournie de cette longeur !
Après avoir galéré une journée entière pour remettre en route une vieille perceuse à colonne, j'opte pour un système maison avec une perceuse standard et mon vénérable établi portatif Wolfcraft. Au total, ce sont trois perceuses que je dois essayer pour enfin trouver la bonne formule qui me permette : 1. de travailler verticalement et 2. de pouvoir contrôler la vitesse de rotation. Je suis également obligé de protéger le pied de mât avec plusieurs épaisseurs de scotch, car les mors l'abîment.
Le reste est une question de patience et de dextérité. Munis de gants et d'une feuille de papier de verre grain 50, j'applique une pression progressive et régulière le long du mât, tout en effectuant une contre-pression avec l'autre main pour éviter les vibrations. Après plusieurs heures, le résultats est concluant et la progressivité du diamètre satisfaisante.
Je termine par une mise en peinture vernis chêne doré.
25 novembre : fin du mât principal et préparation des canons
J'embête mes amis sur WhatsApp pour essayer d'avoir les vues les plus fidèles de la base de pied de mât noire, qui m'intrigue au plus haut point : cette partie, manifestement octogonale sur la majorité des photos du net (que ce soit sur la maquette ou la réplique de Saint-Malo), est-elle un fourreau ou une découpe du mât lui-même ? Certainement mû par le désir de facilité, je décide que la deuxième hypothèse est la bonne et m'attaque à la réalisation à la lime des 8 faces sur une dizaine de cm. Compliqué, long, avec un résultat plutôt moyen, mais je n'ai pas trouvé mieux.
Je réalise le support de bôme dans une chute de baguette, ajoute les quatre petits supports triangulaires, colle le tout à la base de la partie vernie et peins l'ensemble du pied de mât en noir.
Ce premier élément de mâture m'aura pris deux jours entiers de réalisation entre la préparation du matériel, la recherche documentaire sur le pied de mât, l'affinage et la finition !
Les canons (appelés "caronades" de 8 livres) me donnent également du fil à retordre. En effet, outre le travail de décrochage de la grappe et d'ébarbage (la fonderie Soclaine est plutôt grossière), j'entreprends le perçage des bouches. Malheureusement, ma "perceuse à colonne" s'avère trop peu rigide et les jeux internes font systématiquement chasser mon foret de 1,5 mm. Sur les 10 caronades, il en résulte au mieux un trou légèrement excentré, au pire sur deux d'entre eux un éclatement de la paroi extérieure. Ceci est impossible à reprendre. La peinture noire masque néanmoins plutôt bien ce défaut et j'espère qu'une fois collé contre la paroi des sabords, on n'y verra que du feu. Les bragues (support en bois des caronades) sont peints en jaune.
La dernière photo montre tout ce qu'il me reste à réaliser au niveau de la mâture !

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